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>>>Allons-nous vers un choc des civilisations ?
Quel est le plus grand commandement ?
Quel est le plus grand commandement ? S’il peut sembler ne pas être inexact d’affirmer que les guerres et les chocs de civilisations furent souventes fois sinon toujours, des « guerres de religion », il n’en demeure pas moins que l’on souhaita distinguer trois religions du Livre, le Judaïsme, le Christianisme, l’Islam. I - Cette distinction préliminaire suggère – ce qui est rapportable mais non objet de ce présent forum – que puisqu’il y a Judaïsme, et qu’il y a Christianisme, il ne peut y avoir de judéo-christianisme qui serait une hérésie et pour le Judaïsme et pour le Christianisme, cette prétendue transition face à ces compréhensions de la Présence, ne saurait perdurer, puisque le Chrétien reconnaît le Christ comme étant Dieu, ce que ne reconnaît pas le Judaïsme, ni d’ailleurs l’Islam. « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine » I.cor.XV,17. II - Le Livre n’est pas objet de reconnaissance d’une religion, ce qui est le lien reliant Dieu à l’homme c’est l’Alliance, qui suppose pour la créature d’être non seulement relevée de la Chute adamique, mais qu’elle accepte d’agir pour le monde (Cf ma participation au forum : Qui sauvera la planète ). L’homme au travers d’alliances successives n’ayant pu que les transgresser, le Père envoya Son Fils de telle sorte que l’Alliance éternelle soit possible : il n’y a dès lors plus ni d’équivalence entre les religions, ni de maintenance de plusieurs religions, Dieu ayant et prouvé par la mort et la résurrection l’Alliance éternelle, et détruit la mort conséquence de la Chute adamique. III -Si l’homme est sauvé par la Résurrection du Christ, il n’en demeure pas moins que Jésus énonce que le plus grand commandement est d’aimer son prochain comme soi-même ( Mat.XXII, 39, Marc XII, 31, Luc X, 27 ), ce que rappellera l’Apôtre en concluant : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne faut point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi. » ( Rom. XIII, 9, 10 ) [ sur une excellente définition de ce qu’est la Loi dans le Judaïsme, et pour une bonne compréhension de la mystique juive, je ne peux renvoyer qu’aux écrits d’Emmanuel LEVYNE et notamment sa Lettre d’un kabbaliste à un rabbin- Loi et Création, Tsédek ed, 1978 ] IV – C’est je crois Luther qui privilégiait les œuvres sur la Foi, car ce qui compte au demeurant ce n’est pas prioritairement ce que l’on aura cru, mais ce que l’on aura fait : le Chrétien de par la Révélation Evangélique ne dispose pour sa part d’aucune excuse pour engager des conflits ou y participer, par la Révélation chrétienne nous savons que nous sommes sauvés et que pour cela il suffit d’accepter et donc reconnaître Dieu, le chrétien ne doit pas ignorer son devoir dans la restauration de la création ce qui s’oppose à tout maintien des éléments qui trouvent leur origine dans la Chute adamique, la prétention pour l’homme de pouvoir vivre sans Dieu…. En conclusion, si donc hors des théologies dogmatiques, les religions dites du Livre, considèrent que l’amour du prochain prime sur tout autre élément, alors nous ne saurions connaître un choc des civilisations, si ce message existe hors du Christianisme, qu’il soit appliqué et par les chrétiens et par les autres croyants, de telle sorte que s’applique à chacun, autant qu’il est possible, ce poëme d’Omar KHAYAM : « Quand tu es né tu pleurais, Et tout le monde riait autour de toi, Conduis ta vie de telle sorte que quand tu mourras tu souris, Et que tout le monde pleure autour de toi. » Jean-Pierre BONNEROT


>> Qui sauvera la nature ?
Cette mission revient à l'homme dès sa création
Le salut de la planète ( et de la nature ) est la mission confiée à l’homme dès sa création Texte donné en son temps pour le N° 197 de la revue VIRGO FIDELIS Approche d’une explication de la Doctrine de la Réparation. Le principe d’une Réparation expose au plan de la Dogmatique une définition hésitante, alors qu’elle s’inscrit au niveau de la Révélation comme fondamentale. La Réparation trouve son sens dans le fondement de la responsabilité de l’homme suite à la Chute originelle à retrouver la mission qui lui était préalablement confiée : garder et cultiver le jardin d’Eden ( Gen.3,15 ). Par le refus de la vie intemporelle que Dieu proposait à Adam, la Nature fut entraînée dans la Chute, elle qui aspire à la rédemption comme le souligne Paul (Rom. VIII, 20- 22 ). Notre Seigneur à Gethsémani prie pour les disciples mais ne prie pas pour le monde (Jean XVII, 9 ) en ce qu’il revient à l’homme disposant, à la suite de La Résurrection du Christ ayant vaincu la mort conséquence du péché ( Rom.V,12 ), de ne point être dépendant de la Chute mais d’être associé à la Rédemption du monde ( Jean XVII, 18 ). La Chute fut universelle mais la restauration le la Création le sera aussi. L’homme est appelé à agir pour la Création selon le dessein Divin et originel et cela lui est permis depuis la résurrection du Christ. Les éléments de la création qui pourraient ne pas avoir acquis par « leurs propres forces » la Rédemption, en bénéficieront de par l’Amour qui est la Communion des Saints : Ce dernier aspect hanta les Pères et c’est peut-être Saint Isaac le Syrien qui résuma de façon la plus concise cette rédemption liée au rachat universel en son 81e Discours Spirituel, lorsque nul ne connaît le jour et l’heure, puisque dépendant aussi de l’action de l’homme ( 2e Pierre, III, 12 ). François d’Assise lorsqu’il fut appelé à réparer l’Eglise, qui est le champs de la Création, comprit alors qu’il s’agissait de réparer l’église du lieu où il se trouvait, alors qu’il importait d’agir pour l’Eglise universelle. L’Apôtre ne nous engage-t-il pas à porter les fardeaux les uns des autres ( Gal.VI,2 ), et si Thomas d’Aquin conclut au fait que la contrition d’un pénitent ne libère pas un autre de sa faute (Sup. Q.13, concl . ), toutefois, la Doctrine Catholique nous enseigne que l’on peut réparer pour d’autres, cette acceptation qui est recommandée pour les morts, semble avoir rencontré peu de sympathie pour les vivants. La doctrine de la satisfaction développée par Saint Anselme ( SC N° 91 ), n’est pas étrangère à la pensée des Pères Orientaux, selon le R.P. A. Turincev ( Contacts N° 54 ). Nous entrons dans le Mystère des Grâces surérogatoires rappelées par la Bulle de Clément VI Unignitus Dei Filius. Le principe de la transmission des mérites fut de nature à gêner et les Pères et les théologiens : l’explication trouve sans doute sa source dans le fait qu’il est acquis que Le Christ sauva l’Homme, mais cela ne signifie pas qu’Il sauva par avance toute la création, les commentaires de Col, I,24 font défaut, la Rédemption accomplie n’est pas incomplète face au dessein de Dieu. Il revient à l’Homme, retrouvant sa condition originelle, d’accomplir la mission qui lui était dévolue, lui qui seul est responsable d’avoir entraîné la Nature dans la Chute ( Rom.V,12 ), ce monde dont le Christ ne conteste pas qu’il soit sous la dépendance de son Prince tant que la Rédemption n’est pas accomplie ( Mat. IV, 8-11 ), il revient à l’Homme depuis la Résurrection d’agir, et la Réparation, avec les Sacrements sont les moyens permettant de hâter la venue du Jour de Dieu où selon l’expression d’Origène si la volonté de Dieu est faite su la terre comme elle est faite au ciel, nous serons tous ciel ( Expl. Pater, XXVI, 6 ). Jean-Pierre BONNEROT


jeanpierre.bonnerot
31/10/03